@mastersthesis {971,
	title = {Trente suivi de L{\textquoteright}{\'e}criture de la souffrance comme acte de r{\'e}sistance f{\'e}ministe},
	volume = {D{\'e}partement d{\textquoteright}{\'e}tudes litt{\'e}raires},
	year = {2018},
	pages = {119},
	school = {Universit{\'e} du Qu{\'e}bec {\`a} Montr{\'e}al},
	type = {M{\'e}moire},
	address = {Montr{\'e}al},
	abstract = {<div>La partie cr{\'e}ation de ce m{\'e}moire prend la forme d\&$\#$39;un journal de po{\`e}mes en prose {\`a} caract{\`e}re autobiographique. Trente documente l\&$\#$39;ann{\'e}e pr{\'e}c{\'e}dant le passage {\`a} la trentaine d\&$\#$39;une jeune femme. Les po{\`e}mes explorent une temporalit{\'e} inexorable marqu{\'e}e par la souffrance, le deuil, la d{\'e}pression et la m{\'e}lancolie. Ce plongeon dans le r{\'e}el expose la peur du vieillissement et en diss{\`e}que les causes dans une narration au Je qui donne volontairement dans l\&$\#$39;affect et qui met en sc{\`e}ne un pathos assum{\'e}, voire exag{\'e}r{\'e}. La mise en forme de l\&$\#$39;{\'e}motion passe par la r{\'e}p{\'e}tition, la syncope. La r{\'e}p{\'e}tition, que ce soit dans la forme des po{\`e}mes ou dans les th{\`e}mes abord{\'e}s, est essentielle en tant que processus litt{\'e}raire participant {\`a} l\&$\#$39;augmentation et {\`a} l\&$\#$39;intensification du propos. Une litanie obs{\'e}dante, ancr{\'e}e dans des r{\'e}p{\'e}titions grammaticales et s{\'e}mantiques, permet la mise en place de l\&$\#$39;univers de la narratrice \&ndash; univers angoiss{\'e}, obsessionnel, hant{\'e}. De plus, par une pr{\'e}sence intertextuelle de leur travail ou de leurs {\oe}uvres dans Trente, quatre muses participent {\`a} l\&$\#$39;exploration des manifestations de la souffrance : pression extr{\^e}me de se conformer aux standards de beaut{\'e}, d{\'e}pression, maladie mentale, suicide... La narratrice cr{\'e}e un univers o{\`u} ces femmes (h{\'e}ro{\"\i}nes, inspiratrices, ic{\^o}nes) existent elles aussi, et lui permettent d\&$\#$39;exister. Le fil conducteur qui relie la partie cr{\'e}ation {\`a} la partie essai est l\&$\#$39;intention de montrer que l\&$\#$39;{\'e}criture de la souffrance peut {\^e}tre un acte de r{\'e}sistance f{\'e}ministe. L\&$\#$39;essai L\&$\#$39;{\'e}criture de la souffrance comme acte de r{\'e}sistance f{\'e}ministe avance que la femme qui souffre peut r{\'e}sister aux syst{\`e}mes d\&$\#$39;oppression (capitalisme, n{\'e}olib{\'e}ralisme, racisme, sexisme, etc.) en {\'e}crivant sa souffrance avec vuln{\'e}rabilit{\'e}. {\`A} travers les th{\'e}ories de l\&$\#$39;affect et les th{\'e}ories queer, les notions de postwounded (Leslie Jamison) et de radical softness (Lora Mathis), ainsi que les figures de la Sad Girl (Audrey Wollen), de la Sad Woman (Johanna Hedva), de la feminist killjoy (Sara Ahmed) et des Unruly Women (Kathleen Rowe), l\&$\#$39;essai explore les diverses raisons qui peuvent pousser les femmes {\`a} {\'e}crire des r{\'e}cits inspir{\'e}s de leur vie et de leur souffrance. Ce faisant, cette partie plus th{\'e}orique du m{\'e}moire tente de d{\'e}construire les mythes d\&$\#$39;universalit{\'e} et de canon qui hantent encore {\`a} ce jour le domaine des {\'e}tudes litt{\'e}raires.</div><div>\&nbsp;</div><div>Source : Archipel</div>},
	keywords = {cr{\'e}ation litt{\'e}raire, f{\'e}minisme, r{\'e}cit autobiographique, souffrance, th{\'e}orie queer},
	url = {https://archipel.uqam.ca/11456/1/M15504.pdf},
	author = {Marie Darsigny},
	editor = {Martine Delvaux}
}
